citrouilles bio

 

 

Provenance des graines:

Berty

Provenance de la Graine culture personnel au nord des eux sevres  ville CEBE ARGENT DE GLISE

Récolté  2015

Issue de graine de la ferme de Sainte Marthe

Sachet de 3 graines

 

 

 

 

 

Jardinage biologique

La citrouille et le potiron ne conviennent vraiment pas aux petits jardins, les tiges rampantes pouvant atteindre 12 m de longueur.

  • Former des buttes d'une vingtaine de centimètres de haut au moins (jusqu'à 40 cm) et espacées de 1 m. Idéalement, on les aura formées l'automne précédent. Les rangs doivent être espacés de 3 ou 4 m.
  • S'assurer que le sol est bien réchauffé avant la plantation. Mettre une feuille de plastique noir quelques jours à l'avance pour le réchauffer davantage.
  • Le pH du sol doit se situer entre 6 et 7,5. S'il est plus bas, ajouter de la chaux.
  • Creuser un trou dans la butte et remplir de compost ou d'un bon fumier décomposé. Si nécessaire, ajouter un engrais potassique naturel.
  • Il est possible de semer en pleine terre, mais plusieurs préfèrent démarrer leurs plants à l'intérieur, trois ou quatre semaines avant de mettre en terre. Semer dans des contenants individuels, les cucurbitacées ayant horreur qu'on dérange leurs racines. Transplanter avec la plus grande délicatesse.
    Au besoin, protéger les jeunes plants du froid en les abritant avec un tunnel de plastique ou de textile à usages agricoles.
  • Irriguer régulièrement, mais sans excès, jusqu'au moment de la formation des fruits, où il faudra alors augmenter l'apport d'eau. Interrompre l'irrigation quelques jours avant la récolte.
  • En cas d'infestation grave de chrysomèle rayée, traiter à la roténone.
    L'oïdium (ou maladie du blanc) est aujourd'hui universellement répandu et peut nuire à la maturation des fruits, s'il apparaît trop tôt dans la saison. Des applications préventives de soufre, d'un extrait d'ail ou d'une solution de bicarbonate de soude toutes les semaines permettront de limiter les dégâts.

Écologie et environnement

À l'origine, les fruits de la famille des cucurbitacées étaient amers, du fait de la présence de cucurbitacine, composé toxique que les plantes ont élaboré dans le but de se défendre contre les herbivores attirés par leurs feuilles succulentes, et contre divers insectes. Toutefois, au fil de l'évolution, la chrysomèle rayée, principal insecte prédateur des cucurbitacées, a développé un système de détoxication lui permettant de croître et se reproduire en s'en nourrissant malgré leur haut taux de toxicité. Qui plus est, c'est l'odeur de ce composé amer qui lui permet de repérer ses plantes favorites à de très grandes distances. Et ses oeufs, qu'elle pond sur les feuilles, renferment des quantités substantielles de ce poison, ce qui les protège contre les fourmis qui chercheraient à s'en nourrir. Il s'agit d'un exemple remarquable de coévolution entre une espèce du règne animal et une autre du règne végétal.

Des plants sauvages
Dans le sud des États-Unis, les plants sauvages de citrouille se comportent comme de véritables mauvaises herbes dans d'autres cultures (notamment le maïs, le soya et le coton). Comme le transfert des gènes de résistance a pour effet de favoriser leur établissement dans les champs, elles sont nettement plus difficiles à éradiquer, ce qui pourrait nécessiter l'emploi de puissants herbicides.

Toutefois, pour l'être humain, cette entente cordiale constitue un problème que des chercheurs ont en partie résolu en créant, par croisement et sélection, des variétés possédant des teneurs réduites en cucurbitacine. Les techniques de croisement et de sélection, qui sont aussi anciennes que l'agriculture elle-même, ont généralement peu d'effet sur les populations sauvages de plantes avec lesquelles il y a compatibilité génétique. Par contre, le recours à la transgenèse, qui permet d'introduire dans une plante des gènes d'espèces, de genres, de familles, voire de règnes différents peuvent avoir des conséquences négatives. Ainsi, des études récentes ont permis de conclure que l'introduction de gènes étrangers destinés à conférer aux cucurbitacées de culture une résistance aux maladies pouvait contaminer les populations sauvages et les rendre elles-mêmes résistantes.